Un nomade numérique: qu’est-ce que c’est?

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À présent, le monde a pris conscience de l’existence des nomades numériques. Un phénomène est strictement de niche, surtout en Italie, dont la mention a ensuite nécessité des explications longues et complexes, et a déchaîné plus d’un sourcil arqué. Comme c’est toujours le cas avec les phénomènes complexes, avec les changements d’époque apportés par la technologie qui se développent lentement et progressivement, des simplifications sont nécessaires pour les comprendre. Dans ce cas, ce sont principalement les journaux qui font un usage plus qu’abondant de simplifications de toutes sortes pour décrire le phénomène. Cet article clarifie les différentes significations du nomadisme et, surtout, du nomadisme numérique. En effet, pour comprendre un phénomène, il vaut toujours mieux essayer de l’expliquer à partir de l’essentiel. Et bien que cela ait déjà été fait, il peut être utile d’apporter un exemple métaphorique.

Vivre comme de vrais nomades

Comme cela se fait depuis le début de l’histoire du monde, jusqu’à ce que nous perdions cette tradition au profit d’habitudes plus sédentaires, la plupart des Mongols vivent dans leur propre ger, terme mongol désignant les yourtes typiques, ne possédant que ce qu’ils peuvent déplacer. Ce n’est pas sur leurs propres épaules, mais tout au plus dans un petit camion, basant leur survie sur l’élevage et sur ce qu’ils peuvent produire localement. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi on regarde le paysage de la Mongolie, car à perte de vue et sans interruption, on ne voit que de la steppe aride et jaunâtre. Avant d’atteindre le désert de Gobi qui peuple l’imaginaire collectif, avec ses dunes de sable et ses montagnes sombres, la nature mongole donne une terre loin d’être fertile. Il y a donc des siècles que ses habitants ont abandonné la culture des fruits et légumes, préférant se consacrer à l’élevage du bétail et à la consommation de viande. Ce n’est pas une vie facile, au-delà de l’idée romantique d’un tel mode de vie et des problèmes. Les gens qui choisissent de vivre de cette façon renoncent à tout confort. Dans le ger où vous viviez, la seule technologie était celle des téléphones portables alimentés par un petit panneau solaire. Mais ces gens ont choisi de vivre ainsi non seulement parce qu’ils sont liés à une tradition millénaire, mais aussi parce qu’ils considèrent ce mode de vie comme le plus beau du monde. Et en fait, en voyant les enfants inventer différents jeux en plein air, les parents jouer avec eux, on comprend mieux la raison de ce mode de vie. Pourtant, son aspect le plus extraordinaire est avant tout la capacité de tout emballer en quelques heures et de déménager ailleurs, à la recherche d’une herbe plus verte, de plus d’eau, de meilleures conditions en somme. Sans se sentir liés à l’endroit où ils se trouvent, ils se déplacent simplement et recréent leur existence à distance, sans rien changer et pourtant en changeant tout.

Voyageurs des nomades

Il y a quelque chose de bien dans le terme « nomadisme numérique ». Comme eux, forts de leur indépendance professionnelle, ils ne se lient pas nécessairement à un lieu fixe, mais conservent la souplesse de pouvoir recréer leur existence à distance, s’ils le souhaitent. Vous pouvez mettre en route avec l’idée de le faire pendant longtemps, de parcourir de grandes distances par voie terrestre, de voir les cultures changer, de découvrir d’autres façons de vivre et de travailler grâce à votre ordinateur. Autant l’idée de voyager constamment est romantique, autant l’homme a besoin de stabilité. Une phrase célèbre sur les voyages dit que « si les hommes étaient faits pour vivre toute leur vie au même endroit, ils auraient des racines au lieu de jambes ». Mais en même temps, ne pas avoir de racines ne doit pas signifier ne jamais rester immobile. Et comme l’enseignent les nomades mongols, entre un déplacement et un autre, il est important de se souvenir de monter le ger, de bien le nettoyer, de chérir ce que l’on a et de jeter ce dont on n’a plus besoin. Le nomadisme numérique, en restant dans la métaphore, fonctionne de la même manière. Avant qu’une profession ou une façon de la faire, ou un lieu d’où la faire soient un choix de vie. Un choix basé sur la recherche de l’épanouissement personnel, sur la recherche d’un équilibre entre la vie personnelle, le travail, les loisirs et, si souhaité, les voyages. Un choix qui est rendu possible par le numérique vous détache des bureaux, mettant la liberté de travailler n’importe où dans le creux de la main. Ce choix vise à se contrôler, à contrôler son temps, ses capacités. Cela reconnaît la valeur des lieux en fonction de ce qu’ils peuvent vous apporter et de la mesure dans laquelle ils répondent à vos besoins. Tout comme un nomade peut rester sur place pendant des mois s’il trouve les conditions optimales pour sa subsistance, un nomade numérique n’a absolument pas besoin de voyager pour en être un. Il peut voyager de son lit à l’espace de travail où il va travailler, ou simplement à son studio. Ou encore la liberté de décider de passer les six mois d’été en Italie et les longs mois d’hiver dans un autre lieu, en travaillant toujours, en suivant les mêmes horaires, en gardant la même disponibilité. On peut toujours décider de s’installer dans des endroits où le coût de la vie est moins élevé, pour maximiser ses revenus au lieu de voir la moitié de ceux-ci disparaître dans des choses qu’il ne choisit pas de payer.