Qu’est-ce que le syndrome de la cabane ?

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Définition : qu’est-ce que le syndrome de la cabane ?

Le syndrome de la cabane (aussi appelé le syndrome de l’escargot) correspond à la peur de sortir de son lieu d’enfermement. Dans ce contexte d’épidémie de Covid-19, ce syndrome fait concrètement écho à la peur de se déconfiner et de se confronter au monde extérieur. Ici, la cabane ou la coquille de l’escargot représente un petit écrin dans lequel, pendant 8 semaines, on s’est senti préservé de toutes agressions extérieures. Ce syndrome n’est pas nouveau, il a été théorisé au début du XXè siècle après la Ruée vers l’or qui a débuté en 1948 aux Etats-Unis en Californie. A cette époque, des hommes partaient plusieurs mois chercher les précieuses pépites et dormaient dans de petites cabanes de fortune complètement isolées de la civilisation. A leur retour, ils éprouvaient une certaine méfiance à l’égard des gens qui les entouraient, une peur de la vie sociale ainsi qu’une nostalgie de leur vie recluse. C’est aussi un syndrome visible après une longue hospitalisation ou dans certaines professions comme les gardiens de phare.

 

Quels sont les symptômes ?

Il faut préciser que le syndrome de la cabane n’est pas une pathologie psychiatrique ni une maladie, c’est un état émotionnel transitoire qui a vocation à s’améliorer si on le prend en charge. Pour autant, la symptomatologie du syndrome de la cabane peut s’apparenter à celle de la dépression caractérisée par :

  • Une fatigue émotionnelle.
  • Une perte de motivation avec un versant anxieux qui prend le pas lorsqu’il s’agit de sortir.
  • Une peur de tout ce qui pourrait nous arriver à l’extérieur, un monde qui incarne alors tous les dangers.

 

Cause, signification : comment expliquer le syndrome de la cabane ?

Pour comprendre la peur que peut susciter le déconfinement, il faut remonter au début du confinement. Le 17 mars, nous apprenons que nous devons rester au maximum isolés à notre domicile. Cela sonne comme un changement radical de vie pour beaucoup d’entre nous. Pour l’accepter et ne pas vivre ce confinement comme une injonction punitive ou une privation de libertés, il a fallu comprendre et accepter que cet isolement nous permettait de nous protéger nous-même, nos proches et du fait que nous participions à un effort collectif pour lutter contre le virus. En restant chez nous, nous sommes devenus acteurs de la lutte contre le Covid-19, notre domicile est devenu notre première arme de défense, que certains ont pu considérer comme un « cocon protecteur », « une carapace ». À la levée du confinement, on a dû apprendre à s’adapter à un nouveau mode de vie, auquel on s’était déshabitué. Ce syndrome de la cabane cristallise plusieurs peurs : la peur de la contamination, la peur d’être malade, la peur du regard des autres, la peur de la foule, la peur de retrouver un quotidien stressant… Avec ce déconfinement, le monde extérieur que nous nous symbolisions comme un danger (avec l’utilisation des masques, des gants, de la distanciation physique…) doit redevenir la norme sociale. Et s’y confronter et s’adapter de nouveau n’est pas anodin et peut être mal vécu chez certaines personnes.