Quels sont les 6 symboles de la France ?

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Apprenez-en plus sur les symboles de la France tels que notre hymne national, le célèbre coq gaulois ou l’histoire du drapeau français.

La Marseillaise

Le 14 juillet, 14 juillet, La Marseillaise – peut-être l’hymne national le plus connu au monde – est chanté dans toute la France. En fait, l’hymne n’a pas été créé à Marseille mais à Strasbourg pendant le feu de la Révolution. Le général Kellermann, qui comme à la tête de l’armée du Rhin en 1792, demanda au capitaine Rouget de Lisle, un de ses officiers poète et musicien à ses heures perdues, de composer une marche de bataille à jouer comme les soldats. partant pour le front. Bien qu’il n’ait eu qu’une vingtaine d’heures, Rouget de Lisle a pris un violon, s’est enfermé dans sa chambre et a composé toute la nuit. Le lendemain, le capitaine a présenté la nouvelle chanson de guerre. Il y avait un grand enthousiasme parmi les personnes présentes: l’avocat de la ville pleurait d’émotion alors que les jeunes brandissaient leurs chapeaux en criant «Vive la France!».

Le lendemain, l’hymne de Rouget de Lisle est joué à Strasbourg, où la foule le proclame triomphe. A Marseille, un étudiant a chanté les vers martiaux à l’issue d’un banquet que la ville offrait à 500 volontaires s’apprêtant à se rendre à Paris. Les sans-culottes (les gens du commun) l’ont trouvée si belle et émouvante qu’ils l’ont adoptée et l’ont chantée tout au long de la route de Paris. Quand les Parisiens les ont vus défiler et chanter ces paroles, ils l’appelaient la «Marseillaise».

L’hymne national français a eu un passé mouvementé. De temps en temps, il y a un tollé pour qu’il soit interdit, ou au moins mis à jour; cela fait longtemps que la Révolution n’a pas été mise en danger par les monarques européens limitrophes. Certaines personnes sont offensées lors des cérémonies nationales, quand elles entendent des vers vengeurs tels que «ces soldats féroces qui massacrent nos fils et nos femmes» ou qui demandent «que le sang impur coule dans nos champs». Mais la majorité des Français ne souhaite pas tant changer qu’une virgule dans leur hymne national. Les membres de la Résistance de la Seconde Guerre mondiale ne l’ont-ils pas chanté comme un défi ultime et suprême aux forces d’occupation nazies alors qu’elles tombaient sous les balles du peloton d’exécution?

L’ampleur de l’attachement des Français à leur hymne national a été révélée dans les années 1970, lorsque le président Giscard d’Estaing a tenté d’imposer «sa» Marseillaise en la faisant jouer à un rythme plus lent pour lui donner plus de solennité. L’initiative du président a soulevé une tempête de protestations et l’orchestration d’Hector Berlioz a été maintenue. Le chanteur et compositeur controversé Serge Gainsbourg a tenté de réécrire la Marseillaise à sa manière en 1979 en faisant jouer l’hymne national par un groupe de reggae. La réception était loin d’être excellente: un groupe de légionnaires a menacé de lui donner du fil à retordre s’il exécutait sa nouvelle version en public. Gainsbourg a chanté la Marseillaise, mais a cappella. On ne peut pas altérer ce qui est sacré!

 

Le drapeau français

Le drapeau « tricolore » est un emblème de la Cinquième République. Il a ses origines dans l’union, au moment de la Révolution française, des couleurs du Roi (blanc) et de la Ville de Paris (bleu et rouge).

Aujourd’hui, le « tricolore » survole tous les bâtiments publics. Il est organisé lors de la plupart des cérémonies officielles, tant civiles que militaires.

Au début de la Révolution française, les trois couleurs étaient initialement réunies sous la forme d’une cocarde. En juillet 1789, juste avant la prise de la Bastille, Paris était en pleine agitation. Une milice a été formée; son signe distinctif était une cocarde bicolore composée des anciennes couleurs de Paris, bleu et rouge. Le 17 juillet, Louis XVI vint à Paris pour reconnaître la nouvelle garde nationale, arborant la cocarde bleue et rouge, à laquelle le commandant de la garde, Lafayette, paraît-il, avait ajouté le blanc royal.

La loi du 27 pluviôse an II (15 février 1794) établit le « tricolore » comme drapeau national. Sur recommandation du peintre David, la loi stipulait que le bleu devait voler le plus près du mât.

Tout au long du XIXe siècle, le bleu des royalistes légitimistes s’est opposé aux trois couleurs héritées de la Révolution. Le drapeau blanc est réintroduit sous la Restauration, mais Louis-Philippe rétablit le «tricolore» en le surmontant du coq gaulois.

Pendant la Révolution de 1848, le gouvernement provisoire adopte le «tricolore», mais les gens sur les barricades brandissent un drapeau rouge pour signaler leur révolte.

Sous la Troisième République, un consensus s’est progressivement fait autour des trois couleurs. À partir de 1880, la présentation des couleurs aux forces armées chaque 14 juillet est devenue un moment de grande ferveur patriotique.

Alors que le comte de Chambord, prétendant au trône de France, n’a jamais accepté le «tricolore», les royalistes ont fini par se rallier autour du drapeau national lors de la Première Guerre mondiale.

Les constitutions de 1946 et 1958 (article 2) ont institué le drapeau « bleu, blanc et rouge » comme emblème national de la République.

Aujourd’hui, le drapeau français est visible sur tous les bâtiments publics. Il est piloté à l’occasion de commémorations nationales, et il est honoré selon une cérémonie très précise. Le drapeau français sert souvent de toile de fond lorsque le président français s’adresse au public. Selon les circonstances, il peut être accompagné du drapeau européen ou du drapeau d’un autre pays.

 

Marianne

Marianne est présente partout en France et occupe une place d’honneur dans les mairies et les tribunaux. Elle symbolise le «Triomphe de la République», une sculpture en bronze surplombant la place de la Nation à Paris. Son profil se détache sur le sceau officiel du pays. Il est gravé sur des pièces de monnaie et dessiné sur des timbres et des billets de banque. Marianne est considérée comme la représentation la plus importante de la République française.

Mais qui est cette femme, présentée, par l’artiste Daumier, comme une mère allaitant deux enfants, ou, par le sculpteur Rude, comme une guerrière en colère exprimant la Marseillaise sur l’ Arc de Triomphe , ou, par le peintre Delacroix, comme représentant la Liberté conduire les gens sur les barricades, et d’où vient-elle? Une chose est sûre. Son image ne laisse jamais les Français indifférents. Au cours des deux dernières guerres, certaines personnes l’ont vénérée comme une sainte. D’autres, qui étaient anti-républicains, traînaient souvent son nom dans la boue.

Pourquoi est-ce une femme et non un homme qui représente la République? On pourrait trouver la réponse à cette question dans les traditions et la mentalité des Français, suggère l’historien Maurice Agulhon, qui s’est lancé dans une véritable enquête policière pour découvrir les origines de Marianne qui sont restées mystérieuses.

Pour commencer, pourquoi ce nom? Pourquoi Marianne plutôt que Françoise, Mireille ou Madeleine? Certains pensaient que cela venait du nom du jésuite Mariana, théoricien du XVIe siècle. D’autres pensaient que c’était l’image de l’épouse du politicien Jean Reubell, fondant leur croyance sur une vieille date.

D’après le récit, il paraît qu’en 1797, cherchant un nom agréable de la République, Barras, un des membres du Directoire, au cours d’une soirée passée chez Reubell, demanda le nom de son hôtesse; «Marie-Anne», répondit-elle. « Parfait, » s’exclama Barras. «C’est un nom court et simple qui sied autant à la République qu’à vous-même, Madame.

Cette anecdote contredit une découverte récente qui établit que la première mention écrite du nom de Marianne pour désigner la République est apparue en octobre 1792 à Puylaurens dans le Tarn près de Toulouse. A cette époque, les gens chantaient une chanson en dialecte provençal du poète Guillaume Lavabre:  » La guérison de Marianne  » (récupération de Marianne)

A cette époque, le récit de leurs exploits par les révolutionnaires contenait souvent une référence à une certaine Marianne coiffée d’un bonnet phrygien (ou Marie-Anne, nom populaire alors dans la campagne française). Cette jolie fille a réveillé les « sans-culottes » et s’est occupée des blessés dans les nombreuses batailles et affrontements à travers le pays.

Le nom de Marianne semble également être lié à plusieurs sociétés secrètes républicaines. Sous le Second Empire, l’un d’eux, dont les membres avaient juré de renverser le régime, avait pris son nom. Aujourd’hui, Marianne reste toujours aussi séduisante. Elle est même devenue plus jeune. Quant aux bustes officiels, elle a repris au cours des trente dernières années les traits de Brigitte Bardot, Catherine Deneuve et, actuellement, ceux des célèbres mannequins français, Inès de la Fressange et Laeticia Casta.

En 2002, une nouvelle Marianne est née. Elle n’a pas les traits d’une Française célèbre mais ceux d’une « beurette » anonyme (jeune femme d’origine maghrébine), découverte par un agent de reconnaissance à la recherche d’un modèle qui symboliserait une France moderne et multiethnique.

 

Liberté égalité fraternité

Héritage du siècle des Lumières, la devise «Liberté, Egalité, Fraternité» est apparue pendant la Révolution française. Bien que souvent remise en question, elle s’est finalement imposée sous la IIIe République. Il a été inscrit dans la Constitution de 1958 et fait aujourd’hui partie du patrimoine national français.

Reliées par Fénelon à la fin du XVIIe siècle, les notions de liberté, d’égalité et de fraternité se sont généralisées au cours du siècle des Lumières.

Au moment de la Révolution française, «Liberté, Égalité, Fraternité» était l’une des nombreuses devises en usage. En décembre 1790, Robespierre préconisa dans un discours sur l’organisation de la garde nationale que les mots «Le peuple français» et «Liberté, égalité, fraternité» soient écrits sur les uniformes et les drapeaux, mais sa proposition fut rejetée.

A partir de 1793, les Parisiens, bientôt imités par les habitants des autres villes, peignent sur les façades de leurs maisons les mots suivants: «Unité, indivisibilité de la République; liberté, égalité ou mort». Mais on leur demanda bientôt d’effacer la dernière partie de la phrase car elle était trop étroitement associée à la Terreur …

Cette devise est tombée en désuétude sous l’Empire, comme de nombreux symboles révolutionnaires. Elle réapparaît lors de la Révolution de 1848 marquée d’une dimension religieuse: les prêtres célèbrent la «Christ-Fraternité» et bénissent les arbres de la liberté qui sont plantés à l’époque. Lors de la rédaction de la Constitution de 1848, la devise «Liberté, Égalité, Fraternité» a été définie comme un «principe» de la République.

Abandonnée sous le Second Empire, cette devise s’est finalement imposée sous la IIIe République, bien que certains s’y opposent encore, y compris les partisans de la République: la solidarité a parfois été préférée à l’égalité qui implique un nivellement de la société, et la connotation chrétienne de fraternité était pas accepté par tout le monde.

Cette devise fut à nouveau inscrite sur les frontons des édifices publics à l’occasion de la célébration du 14 juillet 1880. Elle figure dans les constitutions de 1946 et 1958 et fait aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine national. On le retrouve sur les objets utilisés par le grand public tels que les pièces de monnaie et les timbres-poste.

 

Le sceau d’État

Le sceau officiel de la République française a été créé en 1848. Il représente une figure assise de la Liberté brandissant un fasces de licteur. Près d’elle, il y a une urne frappée des lettres «SU» (pour le suffrage universel). A ses pieds, se tient un coq gaulois.

Le revers du sceau est orné d’une couronne composée d’un sarment de vigne, de tiges de blé et d’une branche de laurier. Le centre porte l’inscription « Au nom du peuple français » (Au nom du peuple français). La devise de la République suit la circonférence du sceau: «Liberté, Egalité, Fraternité» (Liberté, Égalité, Fraternité). Ce sceau est apposé sur le texte officiel de la Constitution de la Ve République, proclamée en 1958 et conservée aux Archives nationales à Paris.

 

Le coq gaulois

Un des emblèmes nationaux de la France, le Coq Gaulois (le coq gaulois) décorait les drapeaux français pendant la Révolution. C’est le symbole des Français à cause du jeu de mots du latin gallus signifiant Gaule et gallus signifiant coq, ou coq.

Le coq a été utilisé comme ornement sur les clochers d’églises en France depuis le début du Moyen Âge, mais à cette époque, il était probablement utilisé pour symboliser la vigilance car les coqs sont connus pour chanter à l’attente du lever du soleil. Le coq gaulois est utilisé depuis des siècles par les artistes folkloriques comme motif décoratif sur des céramiques ou des meubles en bois sculpté et plaqué.

Le coq jouait un rôle important en tant que symbole révolutionnaire, mais il deviendrait un emblème officiel sous la monarchie de juillet et la Seconde République lorsqu’il était vu sur le mât des drapeaux des régiments. En 1830, le «coq gaulois» remplaça la fleur de lis comme emblème national, et il fut de nouveau écarté par Napoléon III.

Depuis 1848, le coq est vu sur le sceau de la République (la Liberté est assise sur un gouvernail décoré par un coq); il a été utilisé à partir de 1899 comme motif sur les pièces d’or de 20 francs et il apparaît parfois sur les timbres.

C’est l’emblème des équipes sportives françaises dans les compétitions internationales.

 

Légion d’honneur

L’Ordre de Saint-Louis, militaire et démocratique, était le plus populaire du royaume. Louis XIV la fonda en 1693. Elle comprenait de grandes croix, des commandants et des chevaliers ou chevaliers, tous officiers catholiques de l’armée royale. Louis XV institua l’Ordre du mérite militaire des officiers étrangers protestants en service en France.

Pendant la Révolution, tous les ordres furent abolis, mais on se rendit vite compte qu’une certaine forme de compensation d’officia était nécessaire pour honorer un service exceptionnel et diverses médailles collectives et individuelles, couronnes et armoiries en particulier, furent instituées, en particulier pendant le Directoire.

Par un ordre promulgué sous Napoléon Bonaparte le 4 nivôse an VIII, les «armes d’honneur» furent instituées pour reconnaître les exploits de bravoure des membres de l’armée. Ces armoiries étaient gravées du nom du porteur et mentionnaient fréquemment l’exploit pour lequel elles avaient été décernées. Les sabres signifiaient la première classe. Ils ont autorisé le porteur à doubler sa rémunération. Pour le mériter, un individu doit s’être distingué de manière exceptionnelle. Fusils, mousquets et carabines accompagnés de baguettes (par exemple celles du fameux tambour Arcole conservé au musée de la Légion d’honneur), grenades, clairons et haches d’embarquement signifiaient la seconde classe et conféraient le droit à un supplément de salaire.

Pourtant, le Premier Consul songeait déjà à instituer un nouveau prix qui ne serait pas décerné exclusivement pour la valeur militaire. Se considérant comme le continuateur de la Révolution, il a conçu la formation d’un ordre honorifique qui refléterait le principe de l’égalité non seulement entre les militaires et les civils, mais aussi dans les services rendus au pays.

Le projet de Napoléon fut adopté et par la loi du 29 floréal an X, le nouvel ordre, qu’il nomma Légion d’honneur, fut institué.

Jamais un nom ne convenait mieux à une institution. C’était en effet une légion d’honneur avec le chef de l’Etat comme grand maître. Depuis le début, il a été conféré à des personnalités illustres de tous les horizons – les militaires, les magistrats, les administrateurs et les fonctionnaires ainsi que des hommes de haut niveau dans les arts, les beaux-arts, l’enseignement, l’agriculture, le commerce et l’industrie.

Il ne suffit cependant pas de reconnaître les réalisations personnelles et de laisser les choses là-bas. Le fondateur de l’Ordre voulait plus, il voulait inciter les membres de la Légion à redoubler d’efforts au service de leur pays.

Il le fit en instituant quatre grades dans la Légion: chevalier, officier, (commandant jusqu’en 1814) et grand-officier. De plus, Napoléon, en tant qu’empereur, ajouta un cinquième rang: la grande croix ou croix, appelée «grand-aigle» sous son règne. Les grades de grand officier et de grande croix sont appelés dignités.

* * *

Dès le départ, l’empereur a voulu que l’appartenance à la Légion d’honneur soit une distinction d’une telle illustérité qu’elle enflammerait l’imagination des gens, inciterait les soldats à la valeur et serait tenue en haute estime dans d’autres pays.

Le 15 juillet 1804, les premières croix sont décernées à l’église des Invalides avec toute la splendeur de la pompe impériale. L’empereur a personnellement décerné les prix aux membres des grands organes de l’Etat – les assemblées, les juges, le clergé, l’Institut, etc. – et bien sûr aux maréchaux et soldats de la garnison à Paris (y compris le célèbre Coignet) après avoir reçu leur serment de loyauté requis par la loi.

Puis, le 16 août suivant, une cérémonie militaire solennelle et inoubliable eut lieu à Boulogne-sur-Mer pour les troupes qui devaient embarquer pour l’Angleterre, le rêve du conquérant. Là, à la vue des rivages de l’ennemi et à un coup de fusil de sa flotte dans la Manche, Napoléon a personnellement accordé la nouvelle étoile aux officiers et soldats auxquels elle avait été décernée, parmi lesquels des hommes qui portaient les armes d’honneur, automatiquement membres de la Légion, à qui la première promotion de l’Ordre (environ 2 000) a été consacrée.

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Sous l’Empire, la grande majorité des personnes nommées étaient des soldats, mais les civils méritants ne sont pas passés inaperçus. Certains des noms les plus illustres de France à l’époque figurent sur les listes, des savants comme Monge, Chaptal, Bertholet, Jussieu et Montgolfier; les artistes David, Gérard et Houdon; le musicien Gréry: les écrivains Bernadin de Saint-Pierre et Fontanes, et parmi les étrangers, Goethe. Certains sont moins connus, par exemple Oberkampf, dont les «toiles de Jouy» ont remplacé les cotonnades anglaises coupées à cause du blocus, décorées personnellement par l’empereur. Et même un simple ouvrier, un mineur liégeois, reçoit l’insigne de l’Ordre en grande pompe en 1812.

Napoléon, cependant, n’a pas bravé l’opinion publique au point d’attribuer la Légion d’honneur à un acteur. L’illustre Talma, qui était l’un de ses favoris, ne le reçut pas. (Louis Philippe a été le premier à remettre la décoration à quelques comédiens, aujourd’hui méconnus, et à un danseur mais membre de la Garde Nationale).

La Légion d’honneur a été conservée pendant la Restauration et a coexisté de 1814 à 1830 avec les anciens ordres royaux qui ont été rétablis. À cette époque, il est allé à de nombreux civils. Victor Hugo et Lamartine sont faits chevaliers en 1825.

Puis à partir du règne de Louis-Philippe, la Légion d’honneur devient le seul ordre national français, et les distinctions instituées par les rois disparaissent pour de bon.

L’espace ne permet même pas quelques mots sur les grandes actions, les réalisations illustres, le dévouement, la bravoure, les sacrifices, les inventions et les progrès dans toutes les branches de l’activité humaine que la Légion d’honneur a stimulée, encouragée et honorée comme son fondateur l’avait espéré.

Qu’il suffise de dire que le ruban écarlate auquel est suspendue la croix avec sa devise « Honneur et Patrie » est convoité à ce jour par les hommes et les femmes les plus illustres de France et très estimés à l’étranger.

Au fil du temps, en raison des vicissitudes politiques et des événements graves qui secouèrent la société française, les statuts fondateurs furent légèrement modifiés en quelques points de détail, notamment en 1816 par Louis XVIII et 1852 par Louis-Napoléon.

En 1962, le général de Gaulle signe un nouveau code qui, tout en tenant compte de l’évolution des idées et des mœurs, redonne à la Légion d’honneur le caractère qu’elle avait à ses débuts.

Un deuxième ordre national, l’Ordre national du mérite, a été institué en 1963 en guise de compliment.